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FCIAT 2016 : le palmarès

Lundi, 7 novembre 2016

La 35e édition du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT) dévoilait vendredi dernier son palmarès dans lequel plusieurs oeuvres québécoises se distinguent. Voici les films récompensés, tels que décrits dans le communiqué fourni à la presse.

Le Grand Prix Hydro-Québec a été remis à Maudie de la réalisatrice Aisling Walsh (extrait ci-dessus). Basé sur une histoire vraie, ce film dresse le portrait du couple formé par Everett Lewis, un homme reclus et Maudie, une femme fragile mais déterminée qu'il engage comme gouvernante. À travers les aspirations d'émancipation et l'amour inconditionnel que Maudie éprouve pour l'homme qui l'a engagée, elle connait un succès étonnant comme artiste-peintre naïve. La justesse de l'interprétation et la sensibilité du scénario ont séduit le public. Le prix a été remis par un tout nouveau festivalier, M. Charles Lachance, qui se mérite du même coup, un voyage à la Baie James, une gracieuseté d'Hydro-Québec.

Le Prix Télébec a quant à lui été remis au moyen métrage Stanley Vollant, de Compostelle à Kuujjuaq, un projet de film piloté par Les Productions Nova Média qui en a confié la réalisation à Simon C. Vaillancourt. Ce documentaire, tourné dans des conditions parfois extrêmes, permet de suivre Stanley Vollant, premier chirurgien autochtone du Québec, dans la marche de 6 000 km qu'il a entreprise en 2010 sur les territoires de ses ancêtres. Ce personnage inspirant, qui témoigne avec franchise de son parcours de vie, livre, aux jeunes principalement, un vibrant message fait de rêves, d'espoir et de dépassement. Le jury y a trouvé un sujet éminemment pertinent, abordé avec grande sensibilité et authenticité, dont il résulte un film aussi essentiel que bouleversant.

Le jury du Prix Télébec a accordé une mention spéciale au court métrage Chinatown écrit, réalisé et produit par Guillaume Cyr, qui propose une histoire bien ficelée et bien jouée, traitée avec efficacité et soutenue par une bonne dose d'humour. Cette mention vient aussi saluer les multiples talents de l'homme-orchestre, connu surtout comme comédien, à l'origine de ce projet.

Le prix Communication et Société a quant à lui été remis à Tuktuq de Robin Aubert. Le choix du jury s'est arrêté sur l'œuvre coup-de-poing pour sa dénonciation percutante de pratiques néolibérales inhumaines; sa manière subtile de susciter la réflexion sur des enjeux écologiques, sociaux et culturels toujours d'actualité; son illustration sans artifices d'un mode de vie trop peu connu et pour la transcendance et la beauté poétique de ses images.

Le Prix animé RNC MÉDIA a été décerné à Changeover de Mehdi Alibeygi. Les personnages attachants et l'humour candide de ce film ont charmé les cinéphiles.

La bourse Relève Desjardins a été remise au film Octobre d'Alison Fortin, Samy Girard et Vicky Lavoie. Pour arrêter leur choix, les membres du jury ont souligné le sérieux et l'engagement dans la réalisation ainsi que les qualités esthétiques du film tant au niveau de la direction de la photographie que dans le souci du détail.

Le volet Espace court a été couronné de succès, accueillant un très grand nombre de spectateurs lors des deux soirées de projection à la Scène Paramount. Le court métrage Une formalité de Pierre-Marc Drouin et Simon Lamarre-Ledoux s'est vu remettre le Prix Télé-Québec, résultant d'un vote du public, pour le meilleur court métrage québécois. L'ambiance générale du film, la justesse et la finesse des dialogues ont eu un impact indéniable sur le choix des spectateurs.

 

Image d'en-tête : Steve Laplante, Richard Fréchette dans le court Une formalité de Pierre-Marc Drouin et Simon Lamarre-Ledoux.

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